Célèbre récit allégorique de la quête amoureuse courtoise, le Roman de la Rose, manuscrit enluminé du début du XVe siècle
| Guillaume de Lorris (121.-124.) Jean de Meung (1240?-1305) | ||
| Le Roman de la Rose. | ||
| France (Paris), Début du XVe siècle | ||
| Manuscrit : parchemin, 160 feuillets. Nombreuses peintures, lettrines filigranées et dorées. | ||
| Provient de la librairie de Jean de Berry. Expositions Exp. En français dans le texte : dix siècles de lumières par le livre. Paris, Bibliothèque nationale, 1990, n° 18. | ||
| Guillaume de Lorris (121.-124.). Le Roman de la rose Jean de Meung (1240?-1305). Le Roman de la rose Jean de France, duc de Berry (1340-1416) -- Bibliothèque Littérature médiévale Roman courtois Enluminure française -- 15e siècle Manuscrits à peintures français | ||
| Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits (division occidentale) Français 380 | ||
| Œuvre allégorique écrite en français --- c'est à dire en roman --- au XIIIe siècle, déjà célébrée au XVIe siècle comme un chef-d’œuvre national, Le Roman de la Rose est à la fois chant courtois, récit initiatique et jeu littéraire sur les mirages et artifices d’une écriture conçue comme métaphore du réel. L’auteur, qui parle à la première personne et incarne l’Amant dans le récit, voyage en songe dans un merveilleux verger qu’habitent Déduit (Plaisir) et ses compagnons, Jeunesse, Richesse, Liesse et Beauté. Les idéaux courtois, personnifiés, sont les véritables acteurs de cette fable et nous suivons au fil des pages les aventures de l’Amant qui, tombé sous les lois d’Amour, le tout puissant maître des lieux, doit déjouer les pièges de Malebouche, Danger et Jalousie pour conquérir sa dame, la Rose... Le Roman de la Rose fut l’œuvre la plus célèbre du Moyen Âge. Cet exemplaire à appartenu à la librairie --- ou bibliothèque --- de Jean de Berry (1340-1416), troisième fils du roi Jean II le Bon, grand mécène et bibliophile éclairé. Deux mains au moins se discernent dans l’exécution des peintures dont l'une, plus maniériste, donne des figures au canon fin et élancé, typique du style gothique international qui régnait alors sur l’Europe entière depuis le rayonnant foyer parisien. | ||
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Fol. 1 Le songe de Guillaume de Lorris : "Cy commence li Romans de la Rose…"
Fol. 62v
Fol. 135v | ||